la diva de la vie


 

toujours la morsure

 

des yeux qui implorent

de tendres tortures

qui réfléchissent l’avenir

comme une souffrance

 

c’est la femme de lumière

dans une cité d’art

 

je me hisse pour voir ses rêves

je soulève la couverture apathique d’un passé

 

je fume sa fièvre

j’attise le feu de la citadelle

 

je suis celui qui fais appeler le soleil

et allumer les bougies de l’aube

 

je suis l’intendant de la demeure en flammes


elle n’entend pas

l’animalité de son existence

elle ne connaît pas

la louve qui chasse en elle

 

ses crocs tirent mon sang vers elle

 

tu es celle qui aime

mimer la mort

et

danser sous la lumière des émotions

 

la maîtresse d’une vie

qui maîtrise la mienne


flux et reflux

de ma vie

elle appelle ma ferveur

la langueur

elle attire

repousse

et respire ma fièvre de vivre

 

en soumise captive

et captivante

elle est l’objet du désir

 

fan de mes péchés

tyranne de mon imaginaire

diva sans vertu

qui verrouille mes yeux sur elle

modèle lascif des jours


j'ai toujours la morsure

de sa beauté dans ma chair

 

elle m'a murmuré la vie

 

je noircissais

le mur des lamentations

sans idéal

j'étais la déchéance

j'avais abandonné

 

elle

est apparue

elle s'est donnée

elle m'a dit

 

je suis la femme

viens vivre l'amour à la lie


sur ce rocher bleu

mes bras soulignent les contours

ma main soutien les battements

de son corps

 

nous sommes les maîtres de cérémonie de l’obscurité

ses yeux ravagés

par l’écume d’ange

violentent la mer

et s’approprient l’aube

 

 


 

 

auteur : max urban

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