la diva de la vie


 

et la laverie du monde

 

et la laverie du monde

se met à ronronner

 

mon linge sale

s’exhibe

aux fenêtres

des émotions malsaines


légère

elle flotte au-dessus

du jour

elle rit et se joue

du mépris

du temps

 

elle agenouille l’heure

et efface la ferveur stagnante

du jour

 

elle insuffle la vie


elle porte

dans ses mains

la beauté unique

de la femme profanée

 

elle porte sa vie

vers un autre soleil

s'ouvre à mes paroles de regret

puis souffre du mépris du jour

 

elle s’habille de la grâce des princesses

qui n'ont jamais vécu

elle donne l'allure

des déesses à naître


ses mains

pâles

extrêmes et vierges

souples

communiquent le son

ralentissent à la mesure d'une éclipse

elle tient le soleil

dans la pulpe de ses doigts


elle est le temps

quand j'attends

le sable

résonne dans ma tête

je ne suis pas avec elle

 

le temps vif

fugace comme un soleil

l'illusion de l'éternité

je partage sa vie

élastique et infinie

 

la visée

elle est le point de mire

de chaque seconde

 


 

 

auteur : max urban

Copyright © 2004 [L'harmattan]. Photos Max Urban. Tous droits réservés.